Accueil

Je suis fille d’une professeur de français qui aimait les mots et petite fille d’une herboriste auprès de laquelle j’ai travaillé pendant dix ans et me suis familiarisée avec les simples.
Après m’être formée à la scène dans l’école de théâtre de Niels Arestrup, je suis devenue conteuse et animatrice d’ateliers d’écriture.

Je suis bien contente ! J’aurais pu être compteuse/comptable de chiffres ou encore compteuse d’étoiles dans le ciel. Beau métier pour rêver. Mais je conte avec des mots.
Je tricote et détricote les mots, leur sonorité tout autant que leur sens.

Car les mots ont un pouvoir.
Les mots se savourent en bouche comme un fruit savoureux !
Aujourd’hui, les pêches et les tomates « industrielles » n’ont plus de goût, alors, le mot qui les désigne en vient à perdre sa saveur. Et lorsque le mot a perdu son gout, on oublie le goût du fruit.
Alors, je fais attention que les pêches que je ramasse ou achète aient bon goût ! Je ne voudrais pas perdre le sens du mot pêche.

Dans un premier temps je choisis mes contes dans un répertoire traditionnel, dans un second je me laisse porter sur les tapis volants des mythologies avec une attention particulière pour Zeus et ses enfants, ensuite j’interroge les mots du monde moderne Du « roi Merlin qui n’est pas très clair aux champs » et construis un spectacle sur « les incorrections du monde contemporain ».

En atelier d’écriture, nous réécrivons le monde et transformons les objets au rebuts en œuvre d’art en leur dédiant un cartel soigneusement écrit et nous transformons la zone industrielle d’Atlantis à Nantes en cité perdue et en assurant nos fouilles dans le territoire d’Ikéa, étudions à la civilisation des ikéens.

Avec BELLES DE BITUME, j’initie les graffitis botaniques pour adoucir et égayer nos vies de citadins et ouvrir notre regard de piétons pressés : Au delà d’un simple inventaire botanique, entre street art et poésie, nous décillons notre regard, et entrons en relation avec les plantes en les baptisant de leur nom populaire imagé et drôle donné par nos ancêtres : le public laisse une trace au sol.
J’offre des contes et histoires « végétales » au public. Je mime les plantes. 
Belles de Bitume tisse du lien social en intégrant chacune et chacun dans la cité. C’est un partage artistique et plastique.

Quand le monde et ses objets changent,  les mots changent ! Quand les mots changent, le monde change ! Nommer le monde pour le transformer. Puisque la matière du monde se transforme, transformons le monde par les mots et nous le créerons à l’image de nos rêves, de nos aspirations et de notre amour…

%d blogueurs aiment cette page :