Mon petit jardin

 

Dans mon petit jardin (moins de 100 m2), je laisse pousser les plantes qui viennent seules : tanaisie (Hum, le parfum !), camomille, millepertuis (j’en mets dans l’huile)… je les contemple longuement. J’en taille certaines : la chélidoine (comme un massif ! ), je fais attention à la vergerette ou la Sétaire verticillée (il y en a partout), l’oxalis (deux sortes d’oxalis), la pariétaire (attention les allergiques !).
J’en conserve quand même au moins une de chaque.
J’ai aussi rapporté de la consoude, de la verveine, de l’angélique (un seul pied de chaque – dans un si petit jardin !). Des framboisiers, une angélique, des lys, des jacinthes sauvages, de l’aspérule…
Les marguerites ramenées n’ont pas tenu, l’ail des ours et les jonquilles non plus. C’est comme nous, elles ne sont pas bien partout !
Certaines d’entre elles sont des PLANTES MÉDICINALES (des simples).
Chaque matin je le traverse d’un bout à l’autre et je converse avec les plantes.
Je coupe, je taille… un peu !
J’ai des relations affectives avec les plantes.
Et je fais pipi sur mon minuscule gazon !
J’apprends à apprécier les plantes fanées, flétries, les tons bruns et beiges, les couleurs passées et « pas comme il faut » !
Et je les nomme ! Elles ont un nom, une fonction, une présence, une existence : UNE VIE !

J’ai aussi un vieux camélia (vieux est un adjectif noble pour un arbre – pour nous aussi
d’ailleurs !), un pêcher, une vigne, un rosier et des bambous ainsi que d’autres arbustes dont je ne connais pas le nom !
Nos balcons et nos jardins sont de mini arches de Noé… et nos trottoirs aussi.
Ils racontent la vie ! Notre vie…
FLOWER POWER disait-on ! Il serait temps que nous nous y appliquions à chaque instant !

J’ai retrouvé le même esprit dans un roman : « Le peintre à l’éventail » de H. Hadad : « Chaque coup de cisaille devait être un acte conscient, en rapport avec les mille pousses et rejets, dans l’héritage des lunaisons et la confiance des soleils. Un jardin rassemblant la nature entière, le haut et le bas, les contrastes et ses lointaines perspectives ; on y corrigeait à des fins exclusives comme par compensation, les erreurs manifestes des hommes, avec le souci de ne rien tronquer du sentiment natif des plantes et des éléments. »

Il me semble que c’est ce que propose Eric Lenoir avec son jardin PUNK !
Il me semble que c’est ce que racontent Mélanie Lavigne, Nancie Renaut, et tant d’autres
qui vivent dans ce monde, sur ce merveilleux jardin qu’est la terre !

Photos de mon petit jardin. Le prolongement de la végétation côté rue : plantes sur mon trottoir devant ma maison arrivées seules et NOMMÉES !

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